Portraits

Actualité à la Hune

Route du Rhum

Arthur Hubert, un skipper sorti du chapeau

C’est à l’issue d’un tirage au sort, le 5 octobre prochain, qu’Arthur Hubert connaîtra le nom du sponsor pour lequel il courra la prochaine Route du Rhum avec son Class40, un Tizh sur plan Verdier. Ce skipper de 28 ans a effectué sur ce bateau son parcours de qualification de 1200 milles en solitaire entre les Açores et la pointe bretonne avant de participer en solitaire à la Drheam Cup qu’il a terminée à la 19e place sur 29 inscrits dans sa classe. Ingénieur de formation, Arthur Hubert avait été sélectionné en avril dernier par le réseau breton de networking Mer Entreprendre pour porter les couleurs du sponsor à venir qui sera sélectionné, lui, parmi les adhérents de ce réseau d’entreprises locales. Il se confie.
  • Publié le : 08/08/2018 - 00:01

Adrien Hubert, un skipper sorti du chapeauArthur Hubert avait été sélectionné en avril dernier par le réseau breton de networking Mer Entreprendre.Photo @ Adrien Marchandise

Voilesetvoiliers.com : Comment vous sentez-vous à l’approche de cette Route du Rhum ?

Arthur Hubert : Je suis super impatient de partir. Courir cette course mythique est un rêve qui se concrétise.

Voilesetvoiliers.com : Et votre préparation ?

A. H. : Depuis ma sélection en avril, nous sommes allés chercher le bateau en Guadeloupe avec l’équipe BE Racing puis on l’a convoyé en équipage jusqu’aux Açores. Des Açores à Saint-Malo, je l’ai ramené en solitaire. Ce qui m’a permis de réaliser les 1 200 milles nécessaires à la qualification pour la Route du Rhum. Puis il y a eu la course Cowes-Dinard et ensuite ça a été la Drheam Cup. En septembre et octobre, il y aura des entraînements. Jusqu’au départ !

Adrien Hubert, un skipper sorti du chapeauArthur Hubert a ramené son Class 40 en solitaire depuis les Açores pour valider sa participation au Rhum.Photo @ Adrien Marchandise

Voilesetvoiliers.com : En tant qu’ingénieur, vous aviez participé à la fabrication de ce bateau sur lequel vous allez finalement courir vous-même. Un avantage énorme, non ?

A. H. : C’est vrai que j’avais agi en tant que chef de projet sur la construction. J’ai donc pu apporter ma connaissance du Class40 tout en gérant les différents acteurs du projet : le client que je représentais à l’époque, l’architecte et le chantier. J’avais apprécié de pouvoir échanger avec l’architecte sur la faisabilité des options de plan de pont que je lui proposais, sachant que la coque ne pouvait pas être modifiée parce que nous avons travaillé avec un moule existant. Nous avions essentiellement travaillé sur les aménagements extérieurs.

Voilesetvoiliers.com : Quelles sont vos impressions sur votre bateau après ces premières expériences ?

A. H. : Je suis vraiment confiant. Nous n’avons jamais rencontré de problème majeur et les courses auxquelles l’équipe ou moi-même en solitaires avons participé se sont bien déroulées. 7e sur la Jacques Vabre, 2e à la RORC 600 et le bateau n’a eu aucun problème, à part une drisse cassée. Et pourtant, on l’a vraiment poussé dans ses limites. Maintenant, il nous reste deux mois pour l’optimiser plus encore.

Adrien Hubert, un skipper sorti du chapeau«Des Açores à Saint-Malo, j’ai ramené le bateau en solitaire».Photo @ Adrien Marchandise

Voilesetvoiliers.com : Cela fait quoi de se dire que l’on part pour une traversée de l’Atlantique en solo ?

A. H. : J’ai eu une conversation avec Lalou Roucayrol à ce propos. Ce qui compte le plus, c’est la volonté, l’envie. Avec les moyens de communication modernes, on n’a pas une minute. C’est ce défi qui empêche la solitude. J’ai hâte d’être en course et de me donner au maximum. On n’est pas obligé d’avoir un gros sponsor pour traverser l’Atlantique : ce qui compte avant tout, c’est l’envie.

Les tags de cet article